Et tout s’affole
Mon monde 1 Commentaire »Ce soir là, il était presque minuit, la couverture remontée et les yeux grands ouverts, je pouvais percevoir, malgré les volets clos ; les flash. Je les imaginais, parfaits, fendant le ciel, y dessinant mille et une formes éphémères.
C’était en-train de commencer.
Le grondement se fit percevoir, d’abord lointain, il se rapprochait, menaçant. Arrivé à son apogée, il explosa, vrillant mes tympans, arrachant un craquement sonore à ma vieille fenêtre en bois.
J’attendais la suite, comme exercée, sachant quel serai le prochain bruit qui ne tarderais à apparaitre.
Un cliquetis, puis deux, trois, dix, cent, mille, se firent percevoir dans un premier temps, pour ensuite arriver à un bruissement régulier sur la rambarde métallique couplé aux claquements plus sec de celles qui allaient s’écraser sur le béton. Tout était presque parfait.
Dès lors, je pouvais imaginer l’odeur qui emplissait l’extérieur, la lumière qui se reflétais sur les longues herbes de la pelouse, le ciel noir comme déchiré, exprimant sa colère.
Je résistais à l’envie qui me poussait à aller le voir de plus près.
Tout continuais selon un ordre immuable, d’abord les flash, ensuite les grondements explosifs sur un fond chantant de gouttes de pluie.
Et soudainement, les éléments retrouvaient le cours normal des choses, la lumière devenais moins intense, je ne percevais plus que de doux éclairs, la pluie se calmait pour se transformer en bruine légère, le tonnerre se sauvait comme s’il était attiré à d’autres occupations.
L’orage était terminé.



